"Je ne pense pas que ces jeunes vivent dans des hordes anomiques qui les pousseraient à voler et à piller. Mais je crois plutôt qu’ils se donnent le «droit» de piller parce que, dans leur système de normes, il n’est pas si grave de s’en prendre à des «mécréants» ou à des «colons». Pour qui écoute les prédicateurs, pour qui a enquêté pendant des décennies auprès de ces populations et en a rendu compte dans des livres, ces dimensions culturelles, religieuses et symboliques sont essentielles : elles structurent leur pensée. Ce n’est pas parce qu’elles nous échappent, ou qu’on ne les comprend pas, qu’elles n’existent pas (...)
Depuis trois générations, les jeunes musulmans sont abreuvés par les mosquées et les médias des pays d’origine, d’images d’enfants palestiniens morts, présentées comme des illustrations de l’injustice envers les musulmans, tandis que le 11 septembre et le 7 octobre sont dépeints comme des complots juifs. Quand ils frappent les policiers et pillent les richesses de l’Occident, les jeunes se vivent aussi en justiciers, ils peuvent éventuellement s’identifier aux razzias perpétrées par le prophète de l’islam, rapportées dans une sourate du Coran. Ils sont hors la loi mais dans le droit musulman, du moins tel qu’ils le conçoivent..."
C'est l'un des non-dit ou des tabous de ces émeutes : leur dimension culturelle. Eclairante analyse de
@FBBlackler qui met en évidence l'existence en banlieue d'un système de norme qui encourage la violence...
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