« Qui aurait pu prédire ? » Depuis le 17 octobre, la petite bourgeoisie intellectuelle française découvre, médusée, la révolte du pays.
Pour Barbara Stiegler, elle se réveille surtout bien tard.
Ce milieu, auquel la philosophe dit appartenir, s’est tenu à l’écart des Gilets jaunes, a suivi sans broncher la gestion autoritaire du Covid et a cru en 2022 que voter Macron suffirait à « sauver la démocratie ».
Il ne s’inquiète vraiment qu’aujourd’hui, maintenant que ses propres enfants sont dans la rue, aux côtés des jeunes des cités et des travailleurs, tous derrière le drapeau français et la devise républicaine.
Pour Barbara Stiegler, rien de tout cela ne surgit de nulle part. Du « non » au référendum de 2005 aux Gilets jaunes, puis à la révolte d’une jeunesse épuisée par Parcoursup et la compétition permanente, un même processus est à l’œuvre : celui d’un peuple qui réclame le retour de sa souveraineté.
Non pas un chef ou un homme fort, mais une démocratie où le peuple délibère et décide lui-même. Une Révolution française, en somme, qui n’aurait jamais été terminée.
Lire la dernière chroniques originale de la philosophe française
@B_Stiegler:
antithese.info/articles/la-r…