Si vous voulez voir l’idéologie pernicieuse, d’un journaliste ainsi que son absence de confraternité, dans ce qu’ils ont de plus répugnant, regardez la séquence complète de Igor Sahiri, chez Quotidien.
Tout en sous-entendu, jusqu’à la nausée…
De CNews à BFM : la diabolisation qui se retourne !
Hier soir dans Quotidien, Igor Sahiri a dû justifier les conditions de travail des reporters face à l’hostilité croissante sur le terrain et à l’accusation de "dérive vers l’extrême droite" de sa chaîne.
Peu avant, environ 160 salariés avaient dénoncé dans une lettre "l’installation et la banalisation des idées d’extrême droite", à l’antenne.
Ce mécanisme n’est pas nouveau. CNews est devenue en 2025 la première chaîne d’information en France.
Tant qu’elle restait secondaire, elle était critiquée.
Dès qu’elle a pris la tête, les attaques se sont intensifiées : saisines de l’Arcom, campagnes de boycott, refus de lui parler, et le précédent de C8, a servi d’argument, "après C8, CNews".
CNews a montré rapidement les images des mobilisations du 17 octobre : mairies attaquées, plus de 3 000 commerces touchés selon les chambres de commerce.
D’autres médias ont eu tendance à les contextualiser davantage ou à les minimiser.
Sur France 2, un reportage de Laurent Delahousse d’une douzaine de minutes sur ces violences, peu commenté, a provoqué une demande de démission de l’équipe du 20 heures par la CGT, qui y a vu un "clip de propagande".
Le schéma est clair : montrer les pillages et les violences est présenté comme "faire le jeu de l’extrême droite".
Une partie de la gauche radicale et de ses relais veut contrôler les images et exclure ceux qui filment ce qui contredit le récit souhaité.
Les agressions et refus d’accès contre des reporters de BFM et CNews en sont la traduction.
En ne défendant pas le pluralisme quand c’était CNews qui était visée, beaucoup de journalistes ont ouvert la boîte de Pandore.
Ils pensaient que le problème resterait cantonné à la chaîne de Bolloré.
Il est structurel : dès qu’un média montre des réalités jugées gênantes ou donne trop de place à des voix non conformes, il devient suspect.
BFM en fait aujourd’hui l’expérience.
L’arrivée de Sonia Mabrouk et le poids de certains invités ont déclenché les réactions internes et externes.
Les reporters de terrain, eux, paient le prix en premier.
Ce n’est pas une dérive spontanée de BFM.
C’est le résultat d’un refus de défendre le droit de montrer les faits et l’existence de médias privés aux lignes différentes.
La révolution finit toujours par manger ses enfants : ceux qui ont toléré ou encouragé la diabolisation sélective découvrent maintenant qu’elle s’applique aussi à eux.
La lâcheté initiale a un coût. Il est en train d’être payé.
Kunta van den Kinté