ALERTE.
En dernière minute, le parcours d’abord autorisé pour la manifestation parisienne déposée par les syndicats de salariés, de lycéens et d’étudiants est modifié par le gouvernement sur ordre du Président, nous dit-on.
Une nouvelle fois, le pouvoir joue la désorganisation des cortèges et les délais intenables de réorganisation des organisations. Ces méthodes se multiplient dans tout le pays.
Dans le même temps, l’armée est censée assurer la protection des bâtiments officiels et le préfet de police de Paris a demandé aux commerçants de se donner eux-mêmes des moyens de protection, comme si l’État annonçait d’avance qu’il abandonnait la protection des biens.
Quiconque veut la sauvegarde des libertés démocratiques et du droit à manifester doit s’en tenir strictement, dans l’ordre et avec discipline, aux consignes et points de ralliement qu’annonceront les syndicats.
La consigne est de faire échouer le désordre provoqué par le pouvoir, de faire aboutir coûte que coûte les revendications, sans offrir au pouvoir aucun prétexte pour déchaîner la violence répressive ou suspendre les libertés.