D’après ce que me disent des ami·es d’Alberta, cette journée est en réalité assez difficile à vivre pour beaucoup. Pas le vote en faveur de demeurer au Canada, qui a été un soulagement, mais les neuf autres questions.
Il apparaît de plus en plus clairement que le sentiment d’unité suggéré par le résultat du référendum est sapé par le soutien majoritaire apporté à des questions qui mettent en avant des politiques faisant des migrant·es des boucs émissaires.
Mais aucune attaque de Danielle Smith contre les plus vulnérables ne permettra de résoudre les crises que connaissent l’Alberta dans les domaines de la santé, de l’éducation publique ou du coût de la vie. Ce sont là les conséquences d’années de sous-financement, et non celles des nouveaux et nouvelles arrivé·es qui tentent de se construire une vie dans cette belle province.
Les Albertains et Albertaines méritent de vraies solutions aux crises auxquelles ils et elles sont confrontés·es, et non pas une recherche de boucs émissaires qui nous divise et alimente les préjugés.
Aujourd’hui, tous les Canadiens et Canadiennes ont l’occasion de rejeter cette attitude et de dire : nous sommes solidaires des migrant·es qui subissent de plein fouet cette politique cynique et négative.
Un Canada uni doit signifier bien plus que le simple rejet de la séparation. Cela doit signifier se battre concrètement pour nous tous — en construisant un mouvement qui transcende nos différences afin de faire de ce pays un lieu où chacun peut mener une vie empreinte de dignité, d’égalité et d’appartenance.