Oui mais comme tu dis, la France ne produit plus rien et ne souhaite pas (par idéologie malsaine) s'atteler à la fusée de l'économie américaine.
Plusieurs points :
- l'idée n'est pas neuve, et ne dépend pas de la Super Intelligence : créé en 1990, le fonds souverain norvégien détient à ce jour 300 000€/norvégien, et paye les dépenses de l'état avec ses dividendes
- depuis 1950, chaque américain qui travaille investi dans l'économie US, et touche le capital à sa retraite (capitalisation)
- depuis 2026,
@knafo_sarah martelle qu'il faut migrer notre système français de répartition qui assomme les jeunes travailleurs comme toi vers la capitalisation : elle commence à être entendue, mais il reste encore une grande majorité de français à éduquer
- et c'est ça le point clé : tu n'auras ton fond souverain que si tu acceptes d'enseigner une dose importante d'économie/business/finance aux ados à l'école publique, de façon à ce que le peuple comprenne l'intérêt d'un tel fond, et votent pour les Knafo/Lisnard/autres qui soutiennent ce type de mesure
- en somme les USA ont le mindset-tiercé gagnant : ils sont libéraux/pro-business, technophiles, et patriotes. Donc recevoir une action SpaceX/Anthropic de chez eux, ou bien $1000 de SP500 par Trump à leur naissance, ils le comprennent, l'approuvent et le valident.
C'est hélas tout le contraire pour les français. Mais tu as raison, c'est en expliquant/éduquant qu'on peut faire changer.
Et si les annonces d’Elon Musk et d’Anthropic étaient les prémices d’une transformation beaucoup plus profonde de notre économie ?
Je réfléchis énormément à ça depuis ce matin.
Elon Musk vient de promettre une action SpaceX à chaque enfant américain dès 2027. Anthropic annonce vouloir consacrer 5 % de son capital à un fonds d’intérêt général, avec la possibilité d’augmenter cette part à mesure que l’entreprise grandit.
Deux initiatives différentes, mais qui m’amènent à une question fascinante.
Et si, demain, chaque citoyen devenait actionnaire d’une petite partie de l’économie de son pays ?
Imaginez un fonds souverain citoyen qui détiendrait progressivement des participations dans les grandes entreprises américaines, du S&P 500 au Nasdaq, mais aussi dans les futurs géants de l’IA et de la robotique.
Un fonds dont chaque Américain posséderait une part, et qui pourrait lui verser une fraction de ses revenus.
Et c’est là que je trouve l’idée particulièrement intéressante.
Plus les entreprises innovent et deviennent productives, plus elles peuvent créer de valeur. Une partie des bénéfices distribués revient au fonds, qui en reverse une fraction à la population.
Et que fait la population avec cet argent ?
Elle consomme, se loge, investit, crée des entreprises, finance des projets…
Autrement dit, une partie de cet argent revient faire tourner l’économie, soutient la demande et peut contribuer à la croissance des entreprises.
Un cercle vertueux potentiel entre l’innovation, la création de richesse et le pouvoir d’achat.
Et surtout, imaginez ce modèle dans une économie où l’IA et les robots accompliraient une part croissante du travail.
Parce que c’est bien là ma grande interrogation : si demain nous produisons beaucoup plus avec beaucoup moins de travail humain, comment faire en sorte que la population conserve les moyens de profiter de cette production ?
On ne peut pas construire une économie où les entreprises produisent toujours davantage si une partie croissante des citoyens perd les revenus nécessaires pour acheter ce qu’elles produisent.
Alors pourquoi ne pas commencer dès maintenant à construire un patrimoine universel ?
Pas un fonds créé magiquement. Il faudrait le financer progressivement, par des investissements, des contributions et des participations au capital. Et il faudrait préserver une partie de ses rendements pour les générations futures.
Je ne prétends pas que ce serait simple, ni que tout le monde pourrait vivre de ce patrimoine dès demain.
Mais je trouve l’idée extraordinaire.
Et si, au lieu d’opposer éternellement les intérêts des entreprises à ceux de la population, nous inventions un système dans lequel leur prospérité serait davantage liée ?
Plus les entreprises réussissent, plus les citoyens peuvent en bénéficier. Et plus les citoyens disposent de moyens, plus ils peuvent participer à l’économie.
Le progrès ne serait plus seulement quelque chose qu’on regarde avec admiration ou inquiétude. Ce serait aussi quelque chose dont chacun pourrait posséder une petite part.
Je sais que ça paraît utopique, mais le fonds de l’Alaska nous montre déjà qu’une population peut recevoir des revenus d’un patrimoine collectif.
L’IA pourrait nous obliger à réfléchir à ce modèle à une tout autre échelle.
Franchement, j’aimerais beaucoup avoir l’avis d’économistes sur cette idée.
Est-ce qu’un patrimoine universel pourrait devenir l’un des fondements d’une économie largement automatisée ?
( bien évidemment j’ai pris le modèle américains car ça serait très difficile à faire à notre niveau en France car notre marché boursier est trop faible …)