Leila Slimani a tellement raison, la binarité de ce monde est devenue étouffante pour ceux qui voudraient encore réfléchir, ne serait-ce qu’un petit peu, et elle le dit avec beaucoup d’élégance.
Je n’ai pas cette délicatesse :
Il est tellement plus confortable d’être con.
On ne se pose plus de questions, on a choisi son camp, et tout ce que dit l’autre devient faux, pire, dangereux.
La binarité protège : plus besoin de penser, plus besoin de douter, plus besoin de comprendre.
La radicalité est une paresse déguisée en engagement.
Ceux qui restent dans le gris, qui refusent de hurler avec la meute, sont traités de lâches.
Le confort de la connerie a gagné, et il se vend très bien sous le nom de conviction.