« C’est une histoire d’amour qui n’a pas vraiment commencé : on se cherche, on s’imagine, on tremble, on se dérobe, on revient… Un jour peut-être se souviendra-t-on avec tendresse de ces moments, de cette volupté du possible. Ce serait une bonne nouvelle, cela voudrait dire que nous avons réussi. Georges Clemenceau avait une formule parfaite : « Le meilleur moment dans l’amour, c’est quand on monte l’escalier. » L’Europe est précisément dans l’escalier et, osons le dire, c’est probablement l’idée la plus excitante au monde. » « Il suffit de s’aimer. Le destin européen », coécrit avec @thomasbuberl , sort aujourd’hui chez @Ed_Flammarion
8
15
34
5,403
Etienne Gernelle retweeted
🔴 Qui sont les individus qui ont mis à sac le magasin parisien samedi 17 octobre ? « Le Point » a eu accès à des documents de police détaillant la razzia ➡️ l.lepoint.fr/Eiy Par @S__Buisson
2
14
24
2,873
“Fuir, c’est pour les robinets”, écrivait Boris Vian. Pour Macron, le piteux alibi qui consiste à suggérer qu’il pourrait influer sur les prix des carburants en allant taper dans le dos de monarques dans le Golfe Persique est surtout une manière de détaler devant les réalités. Mon édito 👇lepoint.fr/editos-du-point/e… via @LePoint
6
6
512
Etienne Gernelle retweeted
Des pauvres à bout, des élites trop occupées à se chicaner, un État dépouillé : dans les rues de Paris, la mécanique de la désintégration sociale est à découvert. 🖋️ L'ÉDITO de @nikitakarachoi ➡️ l.lepoint.fr/wKG
1
3
6
1,535
Etienne Gernelle retweeted
Chaos partout, autorité nulle part 🖋️ L'ÉDITO de @smahrane l.lepoint.fr/QsL
2
4
5
1,549
Etienne Gernelle retweeted
Triste pour les commerçants ruinés, les pompiers caillassés, les policiers blessés, les lycéens oubliés et mon pays humilié.
BHL – Chagrin français 🖋️ LA CHRONIQUE de @BHL l.lepoint.fr/9AH
34
214
1,124
15,339
Etienne Gernelle retweeted
« Ils ont tout saccagé » : boulevard Voltaire, un commerçant raconte le pillage de sa boutique. ➡️ l.lepoint.fr/a3a Par @AdeliaPaolillo
1
4
10
1,708
Etienne Gernelle retweeted
Un mot sur l'autorité. Et s’il fallait comprendre l’inverse de ce que suggèrent à première vue les images de violence ? Et si ces jeunes souhaitaient, en réalité, une révolution de l’autorité ? Dans La Révolte des masses, José Ortega y Gasset, analysant la perte d’un surmoi commun, annonçait qu’« on entendra bientôt par toute la planète un immense cri, qui montera vers les étoiles, comme le hurlement de chiens innombrables, demandant quelqu’un, quelque chose qui commande, qui impose une activité ou une obligation ». En sommes-nous là ? La question se pose, à l’aune de la violence qui s’est déchaînée le 17 octobre partout en France. De jeunes gens, parfois non masqués, ont pillé des magasins tandis que d’autres retenaient les forces de l’ordre en les caillassant. Quand même ce réflexe fait défaut, celui qui consiste à masquer son visage, vieux comme les attaques de diligences dans le Far West, le degré d’impunité est total. Dans nos sociétés consuméristes, il était inévitable que l’énergie, une fois la figure tutélaire abolie, se porte sur la prédation matérielle. Le désir mimétique s’exprime sans entraves face à la vitrine qui sépare l’objet convoité de la pulsion destructrice. Dans la même idée, l’opéra rock Starmania, écrit dix ans après la révolte de Mai 68, chantait : « Quand tout l’monde dort tranquille / Dans les banlieues-dortoir / C’est l’heure où les zonards descendent sur la ville […] On agit sans mobile / Ça vous paraît bizarre / C’est p’t’être qu’on est débile / C’est p’t’être par désespoir. » LFI, qui a renoncé à canaliser la colère pour aller jusqu’à la justifier, fait du désespoir une excuse. Un discours qui révèle une immaturité dangereuse, alors que l’événement devrait sonner l’heure des adultes. Chaos partout, autorité nulle part lepoint.fr/societe/chaos-par… via @LePoint
1
7
404
Etienne Gernelle retweeted
Quand Donald Tusk fait campagne sur les décombres de Paris 🖋️ L'ÉDITO de @Eberretta l.lepoint.fr/Llo
1
3
1,755
Etienne Gernelle retweeted
David Lisnard : « Avancer la présidentielle ? La question peut se poser » Par @NathalieSchuck l.lepoint.fr/WqH
6
18
79
5,805
Etienne Gernelle retweeted
« Le modèle français a vécu » : la France en feu vue de Suisse l.lepoint.fr/NcF
5
4
1,555
Etienne Gernelle retweeted
« Attention à la révolte des maires : quand les derniers piliers de la République vacillent, c'est tout l'édifice qui menace de s'effondrer. » @gernelle @LePoint #RTLMatin
Attention à la colère des maires ! L'édito d'@gernelle, @LePoint
2
3
1,461
Etienne Gernelle retweeted
🎙️ "Le désengagement de l'Etat passe extrêmement mal" Attention à la colère des maires ! L'édito d'@gernelle, @LePoint sur #RTLMatin avec @c_landreau
2
4
9
2,990
Etienne Gernelle retweeted
Étienne Gernelle sur RTL : les maires de France à bout de nerfs Par @gernelle l.lepoint.fr/CR6
1
1
3
1,457
Etienne Gernelle retweeted
Applaudir les barricades depuis son fauteuil, une vieille passion française. Derrière le culte de la révolte, le désir de solder sa propre culpabilité. ➡️ l.lepoint.fr/uGO 🖋️ La chronique de @daoud_kamel
5
6
22
2,421
Etienne Gernelle retweeted
Attention à la colère des maires ! L'édito d'@gernelle, @LePoint
2
5
10
4,940
Etienne Gernelle retweeted
L'essayiste et journaliste Didier Eribon révèle sa vraie nature face à Jérôme Guedj (selon le témoignage de ce dernier et des extraits vidéos) : il y a trente ans, il employait des méthodes de disqualification similaires avec moi. Mon récit sur cette histoire ancienne que j'ai finalement choisi de révéler et raconter. (Texte issu de mon livre 'Fiertés et préjugés', chez Bouquins, en accès libre ici exceptionnellement : fredericmartel.com/wp-conten…). Solidarité avec Jérôme Guedj. #DidierEribon #JeromeGuedj @JeromeGuedj @faureolivier @BorisVallaud
« Doigts d’honneur, dégage connard, dégage sale sioniste : quand Didier Eribon m’exprime sa haine » « Mais c’est Eribon !! »L’incrédulité de mon ami résonne encore. Il vient de reconnaître l’homme qui quelques secondes auparavant m’a aboyé dessus à coup de « Dégage, connard ! » avec de multiples doigts d'honneur, sur un trottoir parisien où nous discutions, mon ami, ma femme et moi. Ce n'est donc pas un simple passant ivre de colère. C’est bien Didier Eribon. L’éminent universitaire, le sociologue, l'intellectuel de gauche. Qui se vautre dans le vulgaire. À la manière d’un exhibitionniste qui, peinant à trouver des occasions de jouir, ouvre son imper et sort son engin à la hâte en débitant des ordures pour voir l’effet produit sur les passantes… Passée la sidération, je refuse de laisser l'impunité s'installer. Je remonte sur mon vélo, je le rattrape et l'interpelle avec ironie et fermeté : « Monsieur Eribon, est-ce ainsi que vous traitez vos désaccords ? En insultant les gens dans la rue et en leur faisant des doigts d'honneur avec la plus crasse des vulgarités ? ». Démasqué, il assume. Avec une morgue pitoyable : « Oui je suis Didier Eribon, je suis mondialement connu et vous êtes un sale connard ». Il ne m'aime pas, et il tenait à me le signifier. Cela m’arrive quelques fois. Mais comme à chaque fois quand la violence verbale est convoquée, je prends alors la décision de ne pas laisser passer et donc de l'accompagner dans sa déambulation. Une marche dans le quartier pour le confronter à son propre naufrage. Je lui fais remarquer à quel point ce procédé est désespérant pour un intellectuel français. Son seul argument ? « - Vous m’avez insulté alors je vous insulte. Vous avez insulté les Insoumis, vous avez traité Jean-Luc Melenchon de salopard antisémite. ». « La République, c’est moi » dit Mélenchon, et dans un parallélisme parfait, « Mélenchon, c’est moi » se convainc l’intellectuel Insoumis. En l’écoutant, je perçois une violence inouïe, froide, une haine viscérale, une rage qui déforme tout. Je finis par lui dire : « Si vous aviez été plus costaud, vous m’auriez mis un poing dans la figure. C'est cela votre manière de régler les différends. ». Pour toute réponse, et pour masquer son indignité sous un snobisme bourgeois, il s'empresse de m'écraser de son agenda mondain : « Mais ma vie est formidable ! Ce soir, je dîne avec mon amie Annie Ernaux, prix Nobel de littérature. »L'arrogance de l’entre-soi germanopratin convoquée pour justifier une attitude de voyou. Mais le masque de l'universitaire tombe définitivement, laissant échapper ce qui lui brûlait la langue. « J'aurais pu vous dire aussi, et je pourrais vous dire : dégage, sale sioniste ! » « Allez-y », lui ai-je répondu. « Encore un effort, le vrai mot est au bord de vos lèvres. » Car on le sait trop bien aujourd'hui : ce fameux « sale sioniste », craché avec une telle haine sur un trottoir, n'est que le faux nez de l'antisémitisme le plus rance. Celui qui tente de se recycler, de se banaliser et d'exiger sa place dans la société. Didier Eribon ne m’a pas dit « sale juif », mais tout mon être l’a entendu dans ses mots et sa gestuelle. Et qu’on ne vienne pas me demander pourquoi. C’est ainsi. Et c’est pareil pour les noirs et les arabo-musulmans qui savent parfaitement reconnaître le racisme quand ils en sont victimes. Cette scène de rue n’est pas qu’une anecdote pathétique. Elle illustre la bascule d'une certaine gauche devenue parfaitement haineuse. Quand ceux qui sont censés être les acteurs du débat, les figures tutélaires de la réflexion et de la confrontation des idées, sombrent à ce point dans l'outrance et la violence, il ne faut pas s'étonner de la brutalité qui gangrène le reste du pays. Didier Eribon, ce soir-là n'a pas seulement fait un doigt d'honneur à un adversaire politique, il a fait un doigt d'honneur à l'intelligence même. J’ai hésité pendant le week-end. Le pays est assez fracturé. Mais je rends public pour ne rien laisser passer.
32
259
766
32,976
Etienne Gernelle retweeted
« Doigts d’honneur, dégage connard, dégage sale sioniste : quand Didier Eribon m’exprime sa haine » « Mais c’est Eribon !! »L’incrédulité de mon ami résonne encore. Il vient de reconnaître l’homme qui quelques secondes auparavant m’a aboyé dessus à coup de « Dégage, connard ! » avec de multiples doigts d'honneur, sur un trottoir parisien où nous discutions, mon ami, ma femme et moi. Ce n'est donc pas un simple passant ivre de colère. C’est bien Didier Eribon. L’éminent universitaire, le sociologue, l'intellectuel de gauche. Qui se vautre dans le vulgaire. À la manière d’un exhibitionniste qui, peinant à trouver des occasions de jouir, ouvre son imper et sort son engin à la hâte en débitant des ordures pour voir l’effet produit sur les passantes… Passée la sidération, je refuse de laisser l'impunité s'installer. Je remonte sur mon vélo, je le rattrape et l'interpelle avec ironie et fermeté : « Monsieur Eribon, est-ce ainsi que vous traitez vos désaccords ? En insultant les gens dans la rue et en leur faisant des doigts d'honneur avec la plus crasse des vulgarités ? ». Démasqué, il assume. Avec une morgue pitoyable : « Oui je suis Didier Eribon, je suis mondialement connu et vous êtes un sale connard ». Il ne m'aime pas, et il tenait à me le signifier. Cela m’arrive quelques fois. Mais comme à chaque fois quand la violence verbale est convoquée, je prends alors la décision de ne pas laisser passer et donc de l'accompagner dans sa déambulation. Une marche dans le quartier pour le confronter à son propre naufrage. Je lui fais remarquer à quel point ce procédé est désespérant pour un intellectuel français. Son seul argument ? « - Vous m’avez insulté alors je vous insulte. Vous avez insulté les Insoumis, vous avez traité Jean-Luc Melenchon de salopard antisémite. ». « La République, c’est moi » dit Mélenchon, et dans un parallélisme parfait, « Mélenchon, c’est moi » se convainc l’intellectuel Insoumis. En l’écoutant, je perçois une violence inouïe, froide, une haine viscérale, une rage qui déforme tout. Je finis par lui dire : « Si vous aviez été plus costaud, vous m’auriez mis un poing dans la figure. C'est cela votre manière de régler les différends. ». Pour toute réponse, et pour masquer son indignité sous un snobisme bourgeois, il s'empresse de m'écraser de son agenda mondain : « Mais ma vie est formidable ! Ce soir, je dîne avec mon amie Annie Ernaux, prix Nobel de littérature. »L'arrogance de l’entre-soi germanopratin convoquée pour justifier une attitude de voyou. Mais le masque de l'universitaire tombe définitivement, laissant échapper ce qui lui brûlait la langue. « J'aurais pu vous dire aussi, et je pourrais vous dire : dégage, sale sioniste ! » « Allez-y », lui ai-je répondu. « Encore un effort, le vrai mot est au bord de vos lèvres. » Car on le sait trop bien aujourd'hui : ce fameux « sale sioniste », craché avec une telle haine sur un trottoir, n'est que le faux nez de l'antisémitisme le plus rance. Celui qui tente de se recycler, de se banaliser et d'exiger sa place dans la société. Didier Eribon ne m’a pas dit « sale juif », mais tout mon être l’a entendu dans ses mots et sa gestuelle. Et qu’on ne vienne pas me demander pourquoi. C’est ainsi. Et c’est pareil pour les noirs et les arabo-musulmans qui savent parfaitement reconnaître le racisme quand ils en sont victimes. Cette scène de rue n’est pas qu’une anecdote pathétique. Elle illustre la bascule d'une certaine gauche devenue parfaitement haineuse. Quand ceux qui sont censés être les acteurs du débat, les figures tutélaires de la réflexion et de la confrontation des idées, sombrent à ce point dans l'outrance et la violence, il ne faut pas s'étonner de la brutalité qui gangrène le reste du pays. Didier Eribon, ce soir-là n'a pas seulement fait un doigt d'honneur à un adversaire politique, il a fait un doigt d'honneur à l'intelligence même. J’ai hésité pendant le week-end. Le pays est assez fracturé. Mais je rends public pour ne rien laisser passer.
2,289
2,470
7,830
1,294,869