Economist. Associate Professor of Finance at Wharton.

🧵🚨Accepted paper🧪 with @mjmill611 (Harvard) and @NatashaRSarin (Yale) Existing studies paint an incomplete picture of trends in wealth inequality in the US. When Social Security is properly accounted for, wealth inequality has not really increased over the past three decades.
53
342
1,361
1,080,471
Sylvain Catherine retweeted
Replying to @sc_cath
1
6
1,726
Le problème principal de Parcoursup, c’est l’absence de classement des vœux par les candidats. Avec ce classement, l’algorithme affecterait les candidats instantanément.
44
14
275
17,309
🇫🇷 ALERTE - Le gouvernement annonce la SUPPRESSION de Parcoursup dès 2028. (Le Parisien)
6
19
233
5,835
Je ne sais pas. Je me souviens que lorsque j’étais doctorant, il y avait une grande panique autour des cours en ligne. On pouvait apprendre ce qu’on voulait du meilleur expert au monde sur le sujet. Même s’il est difficile d’expliquer exactement pourquoi, on sait aujourd’hui que le rôle d’un professeur et d’une salle de classe n’a jamais été de livrer une connaissance. Je ne sais pas si les changements à venir induiront une baisse ou une hausse de la demande pour l’éducation présentielle.
Replying to @sc_cath
Et embaucher des nouveaux profs quand on a une superintelligence gratuite 24h/24 dans sa poche c'est pas super malin non plus
19
13
135
11,624
Dieu sait que je pense que la société française doit consacrer une bien plus grande partie de ses ressources aux enfants et aux jeunes adultes, et que la jeunesse, qui a déjà payé un lourd tribut psychologique durant la pandémie, fait face à des angoisses légitimes. Ils veulent 10 milliards pour l’éducation, et je suis totalement de leur côté. Mais l’obsession autour de Parcoursup trahit une incompréhension totale des priorités. Je sais que je parle beaucoup de finances publiques, mais même ce sujet me paraît de second ordre à côté des changements sociétaux induits par l’intelligence artificielle. Nous vivons dans un pays avec un marché du travail très protecteur, et donc très défavorable aux nouveaux entrants. Les jeunes risquent d’en souffrir beaucoup. L’enjeu principal pour l’avenir est d’adapter les formations au monde qui se prépare.
21
116
795
19,886
Pour ceux qui n'auraient pas Opus 5.5.
Vous avez été nombreux à réagir à ce tweet. Et la pauvreté du raisonnement de certains me déçoit beaucoup (je ne parle pas des trolls). Visiblement quelques rappels s'imposent.
105
232
1,859
100,017
Le problème central du tweet est très simple et il n’y a pas à tergiverser des heures dessus. Le taux d’intérêt est un prix d’équilibre, pas une donnée du problème. La dette allemande est plus attractive à un taux d’intérêt donné, donc la France doit offrir un taux supérieur pour que les investisseurs soient en moyenne indifférents à détenir des obligations allemandes ou françaises. La différence entre les deux taux n’est pas un avantage ou un désavantage d’un pays ou de l’autre: c’est le prix de marché du désavantage de la France. Le tweet d’origine est absurde car il confond une variable libre (le prix) du problème avec une donnée de celui-ci (le risque du prêteur). Il est équivalent à affirmer que l’écart de salaire entre un diplômé d’HEC et de la « Paris School of Business » est un problème pour HEC, car en l’absence de différence de qualité entre les deux écoles, les employeurs préfèrent recruter les diplômés moins coûteux.
Vous avez été nombreux à réagir à ce tweet. Et la pauvreté du raisonnement de certains me déçoit beaucoup (je ne parle pas des trolls). Visiblement quelques rappels s'imposent.
58
259
1,833
73,949
I have been trying to explain my Twitter activity to my colleagues over the past two years, but now French creative public accounting is on US night shows.
Même les shows de divertissement US savent que 32 % du budget de l'Education nationale française va aux retraites !
9
68
698
15,587
Sylvain Catherine retweeted
France’s 35-hour workweek didn’t generate work-sharing: absent tax cuts, employment would have fallen 3.8%, concentrated among lower-skill workers. TFP rose 2%, output fell 1%, from @PaulineCarry, @cmontialoux, @ElioNimier, Alexandra Roulet, and @ninaroussille nber.org/papers/w35917
2
108
418
81,052
Maybe our brains are wired to enjoy talking to others because it serves long term goals beyond the conversation itself. Just like we love sugar because it storing fat increases our chance of survival. Conversations with robots may deliver the short term enjoyment without delivering the long term benefits.
Replying to @sc_cath
It's just nicer this way, people will love it
3
1
30
5,407
The issue with this technology is that it is not just about producing goods and services better, faster or more cheaply to deliver economic abundance. It hacks our brains to invade the social dimension of our interactions. These social interactions, whether they bring us happiness or anger, are an important part of what gives meaning to our lives. In the digital world, not being able to tell whether we are interacting with a bot will reduce the scope of our social opportunities. One positive aspect of this is that we may retreat to the physical world, where these interactions are often more meaningful. But it also means our social horizon will shrink. To what end? It's great that a machine can read aloud perfectly. But why does it need to pretend it's human too?
We believe voice is the most natural way to interact with intelligence, so we created Dessa, the most authentic full-duplex speech model ever built. Talking with it feels like talking with a person…full of emotion, nuance, pauses, and a natural cadence. block.xyz/dessa
5
8
109
8,394
Reuters — Pour concurrencer la France sur le marché obligataire, l’Allemagne va émettre un nouveau titre baptisé « Frankreichs Staatsausfall-indexierte Bundesanleihen » (FSIB). Ces nouvelles obligations permettront de résoudre un problème majeur identifié par le célèbre économiste de télévision Thomas Porcher : l’Allemagne s’engagera à ne pas rembourser ses créanciers en cas de défaut de la France. Cette initiative risque de provoquer la colère de Paris, car elle menace de remettre en cause l’avantage concurrentiel durement acquis par la France sur le marché de la dette souveraine. Du côté allemand, le ministère des finances pointe une compétition déloyale de la France pour justifier cette innovation financière.
Replying to @PorcherThomas
D'ailleurs, la taille du spread franco-allemand à long terme pourrait même devenir un problème pour l'Allemagne pour financer sa dette car, en l'absence de risque, les prêteurs prêtent aux pays avec des meilleurs taux.
Community note
Le spread franco-allemand s'est élargi en raison de ventes massives d'obligations françaises et d'achats de Bunds allemands comme valeur refuge, avec des rendements allemands en baisse et aucune baisse de demande constatée pour les titres allemands. reuters.com/world/europe/f… boersen-zeitung.de/kapitalmaerkte… aft.gouv.fr/en/dernieres-a… deutsche-finanzagentur.de/en/federal-sec…
68
201
1,513
79,370
Replying to @PorcherThomas
D'ailleurs, la taille du spread franco-allemand à long terme pourrait même devenir un problème pour l'Allemagne pour financer sa dette car, en l'absence de risque, les prêteurs prêtent aux pays avec des meilleurs taux.
Community note
Le spread franco-allemand s'est élargi en raison de ventes massives d'obligations françaises et d'achats de Bunds allemands comme valeur refuge, avec des rendements allemands en baisse et aucune baisse de demande constatée pour les titres allemands. reuters.com/world/europe/f… boersen-zeitung.de/kapitalmaerkte… aft.gouv.fr/en/dernieres-a… deutsche-finanzagentur.de/en/federal-sec…
21
22
539
12,999
Lire Civilisation au lieu d’Alternative Economique, c’est très méchant. Qu’on ne vous y prenne pas! Avertissez vos proches qui pourraient l’acheter par mégarde, car c’est en vente libre dans les kiosques.
Dans Les Échos, une revue d’extrême-droite libertarienne est mise en avant. On y retrouve notamment… Sylvain Catherine, économiste en vue sur Twitter, ou encore Peter Thiel (capitaliste de Palantir).
21
62
556
19,051
Sylvain Catherine retweeted
Lire Civilisation au lieu d’Alternative Economique, c’est très méchant. Qu’on ne vous y prenne pas! Avertissez vos proches qui pourraient l’acheter par mégarde, car c’est en vente libre dans les kiosques.
Dans Les Échos, une revue d’extrême-droite libertarienne est mise en avant. On y retrouve notamment… Sylvain Catherine, économiste en vue sur Twitter, ou encore Peter Thiel (capitaliste de Palantir).
21
62
556
19,051
Sylvain Catherine retweeted
Cette réponse est vraiment de mauvaise qualité. Mon tweet répondait déjà à la plupart des points qu’elle soulève. 1⃣ Comparer le spread France/Allemagne au spread États-Unis/Allemagne n’a aucun sens. Les États-Unis empruntent en dollars, l’Allemagne en euros. Le spread États-Unis/Allemagne intègre l’écart d’inflation anticipée entre les deux monnaies (environ 0,5 point de plus aux États-Unis ces trois dernières années) ainsi que les politiques de deux banques centrales différentes (taux directeur de la Fed entre 3,75 % et 4 %, contre 2,5 % pour la BCE). Ces deux différences suffisent à expliquer une bonne partie du spread États-Unis/Allemagne, mais elles sont par construction incapables d’expliquer l’écart France/Allemagne. C’est tout l’intérêt de comparer la France à l’Allemagne : neutraliser ces différences. 2⃣ « Le calcul des 60 milliards d’intérêts supplémentaires est mensonger : il applique instantanément le coût du spread à l’ensemble de la dette. » Pas du tout. Mon tweet était très clair : j’ai écrit qu’il « finira par nous coûter 60 milliards ». Je n’ai jamais rien supposé d’instantané. C’est un pur homme de paille. 3⃣ et 4⃣ Une différence de liquidité entre les marchés obligataires allemand et français ? Ce sont deux des marchés les plus liquides qui soient. Certes, le Bund est un meilleur collatéral, mais précisément parce qu’il est moins risqué. La différence de liquidité ne saurait générer un spread de 1,6 point. Surtout, cette différence de liquidité découle elle-même de l’écart de risque entre les deux pays. Donc oui, le spread ne s’interprète pas directement comme une probabilité de défaut : c’est un mélange de risque de défaut et de prime de liquidité ou de convenience. Mais ces deux composantes reflètent bien in fine l’écart de risque entre les deux obligations. Les obligations françaises pourraient bénéficier des mêmes avantages que les allemandes si elles étaient aussi sûres. On a l’impression de lire une grande contorsion sémantique : le spread ne viendrait pas de ce que la France est perçue comme plus risquée, mais de ce que l’Allemagne est jugée plus sûre (« actifs refuges », « utilisation comme garanties financières »). Tout cela procède du même risque sous-jacent.
Dette publique, spread, la grande confusion. Je profite de ce tweet de @sc_cath , parmi tant d’autres, pour répondre aux erreurs, confusions et mensonges qui se multiplient sur la dette et le spread avec l’Allemagne. 1/ Un spread de 1,6 point ne signifie absolument pas que la France risque de faire faillite. Les États-Unis empruntent eux à un spread de 1,7 point au-dessus de l’Allemagne, donc plus cher que la France : vont-ils aussi faire faillite ? Faut-il considérer que tous les États qui empruntent plus cher que l’Allemagne, comme le Royaume-Uni ou l’Italie ou beaucoup d’autres, vont également faire faillite ? 2/ Le calcul des 60 milliards d’intérêts supplémentaires est mensonger : il applique instantanément le coût du spread à l’ensemble de la dette, alors que celle-ci a une durée de vie moyenne de plus de huit ans, donc ne se refinance que progressivement, et qu’elle a un taux moyen beaucoup plus faible. Ils confondent le stock et les flux, les taux d’hier et ceux d’aujourd’hui, le spread et le coût réel du financement. Trois confusions de base pour faire peur. 3/ Le spread franco-allemand ne mesure pas seulement la situation française. Il reflète aussi la singularité allemande. Il peut augmenter soit en raison de la France, soit en raison de l’Allemagne. Or les obligations allemandes bénéficient d’un statut particulier : actifs refuges, grande liquidité, rôle de référence et utilisation comme garanties financières. C’est aussi cela que reflète l’évolution du spread. 4/ Plus largement, un spread n’est pas une probabilité de défaut. Il reflète des différences de liquidité, d’offre et de demande de titres, des mouvements de marché, le bilan économique de ce gouvernement, et des anticipations économiques. Les marchés peuvent amplifier les crises et réagir à des anticipations qu’ils contribuent eux-mêmes à créer. À force d’annoncer la catastrophe, certains risquent de la provoquer. 5/ Le danger mortel, c’est d’instrumentaliser un spread pour imposer l’austérité. L’austérité aggrave précisément le ratio d’endettement qu’elle prétend réduire. En étouffant la croissance, elle réduit les recettes fiscales et augmente le poids de la dette dans le PIB, même lorsque les dépenses diminuent. Ils prétendent sauver la France de la crise par l’austérité. Ils vont provoquer la crise par l’austérité. @LesEchos @LCI @Le_Figaro @BFMTV
59
309
1,618
49,823
While Zucman ponders why on earth billionnaires would react to a one-time 5% wealth tax and consider leaving California, back in France, his mentor is advocating for a combined package of 800bn euros, including a 50% tax on all gains exceeding 100 millions over the past 10 years.
800 milliards d’euros d’ISF : la surenchère fiscale de Thomas Piketty pour sortir de la crise lopinion.fr/economie/800-mil…
24
117
770
23,641
Sylvain Catherine retweeted
Imagine this logic applied to public debt. California defaults on its debt, just this once, and promises never to do it again. Proponents say it will keep borrowing at the same rate as before. Rauh would say: "No. Lenders won't believe you, so you'll pay a higher rate on everything you borrow from now on. That will cost us dearly in the long run." Zucman would reply: "Fallacy. Why would lenders charge more unless you default again? And if you default again, you save money again... by virtue of, well, defaulting."
Replying to @gabriel_zucman
The key problem is this: Why would billionaires permanently leave California in response to a one-time tax owed if they lived there on January 1, 2026? It would only make sense for them to leave if the tax becomes annual. But if the tax becomes annual, it would also generate revenue annually — by virtue of, well, being annual.
36
165
1,920
47,386