Ce soir, la Nation est en deuil après l’attentat terroriste qui a frappé Trappes et La Verrière.
Nous sommes confrontés à un acte d’une gravité extrême et qui par son caractère raciste avéré marque un tournant pour notre pays.
Monsieur Pengo Bossio Wangi a perdu la vie. Cinq autres personnes sont en urgence absolue, dont une petite fille qui lutte pour survivre. Nous pensons à chacune et chacun d’entre eux, à leurs proches, à leurs familles. Nous leur devons le soutien, l’affection et la solidarité de toute la Nation.
Ce qui s’est passé aujourd’hui nous oblige. J’ai redit ce soir le soutien de la Nation à toutes les victimes et à leurs familles. J’ai également rappelé notre détermination absolue à poursuivre le combat contre le racisme, sous toutes ses formes.
Je veux aussi rappeler une vérité essentielle et éviter toute polémique : notre pays a connu, ces dernières années, des attentats qui ont frappé des chrétiens parce qu’ils étaient chrétiens et des juifs parce qu’ils étaient juifs. Aucune de ces victimes ne doit être oubliée. Aucune douleur ne doit être hiérarchisée. Et je veux que rien, ce soir, ne vienne ajouter à la peine des familles, à la tristesse du pays et au recueillement de la nation.
Notre combat est celui de l’universalisme, celui de la République, celui de notre unité et de notre cohésion. Il n’y a rien de plus important ce soir.
Une France unie qui pleure ses enfants, qui accompagne les victimes et leurs proches.
Une France qui combat le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de haine et de persécution fondées sur la religion ou la couleur de peau.
C’est cette France que nous devons défendre. C’est pour son unité, pour la sécurité de chacune et de chacun, et pour les valeurs qui nous rassemblent que je me battrai jusqu’au bout.