Devinez qui s’oppose aujourd’hui au projet de Aliko Dangote de construire une raffinerie de 1,2 million de barils par jour en Afrique de l’Est (Tanzanie, Kenya, République démocratique du Congo) ?
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international, au nom du risque de monopole.
Pourtant, cela réveille un vieux souvenir : celui d’une Afrique contrainte d’exporter son pétrole brut, de le faire raffiner ailleurs, puis de le racheter à prix fort, souvent via Shell ou TotalEnergies.
Longtemps, les financements pour de grandes raffineries ont été hors de portée, limitant les ambitions et entretenant une dépendance structurelle.
Puis un tournant est venu du Nigeria, où Dangote a décidé d’investir lui-même pour changer les règles du jeu.
Aujourd’hui, ironie de l’histoire : dans un contexte international tendu, certains pays européens se tournent vers cette capacité africaine.
Comme un discret retournement du destin.
Et en République démocratique du Congo, une question demeure : n’existe-t-il pas un homme d’affaires capable de s’inspirer de cette vision, de s’appuyer sur une expertise similaire, pour que le pétrole de Moanda soit enfin raffiné localement… au bénéfice direct des Congolais voire de l’Afrique centrale ?