Guillaume, tu as vu, subis, et lutté contre un systÚme centralisé dévoyer par une minorité politiquement protégée pour pouvoir continuer à faire de la merde.
Tu veux pas ça dans une surveillance de masse.
Merci pour ta réponse.
Finalement nous sommes d'accord sur bien des points (pas tous, certes). Tant sur les objectifs que, davantage que tu ne le crois, sur bien des moyens pour y parvenir (pas tous non plus, certes).
Je répondrai d'abord briÚvement à la deuxiÚme partie de ton message : j'ai déjà répondu au sujet des enseignants qui défendent voire promeuvent des délits (pire : dans l'exercice de leurs fonctions parfois). Mais je t'avais déjà répondu. Nous resterons en désaccord sur ce point. Par ailleurs, pour le reste de cette seconde partie de ton message, je suis d'accord et aprÚs relecture de tes tweets comme des miens, je ne vois pas en quoi ils sont si contradictoires.
Enfin, je vais répondre à la premiÚre partie de ton message et notamment à la phrase : "Tu devrais reconnaßtre la famille politique des discours auxquels tu empruntes ces arguments.".
C'est exactement le sophisme dĂ©testable auquel je rĂ©pondais dans le tweet auquel tu rĂ©ponds. Et je ne dis pas ça car cela me vise dĂ©sormais : j'ai toujours pris la dĂ©fense de celles et ceux qui Ă©taient attaquĂ©s de cette façon plutĂŽt que de leur apporter contradiction sur le fond. Dans ce cas, sans doute as-tu, comme certains fachos, une paire de chaussures noires ? Je n'aime pas ces anathĂšmes sophistiques et c'est justement pour ça que j'y avais rĂ©pondu dans mon tweet. J'ai Ă©crit aussi qu'il faut supprimer l'hĂ©ritage ou qu'il faut une 6Ăšme RĂ©publique. Tu trouveras cela dans le programme de LFI. J'ai considĂ©rablement approuvĂ© le boulot de Paul Vannier dans la commission d'enquĂȘte qu'il a co-dirigĂ©e. Trouves-tu que j'ai la moindre affinitĂ© avec ce parti ? Je me fous donc totalement que tel et tel discours soit le mĂȘme que... untel. Je ne perdrai plus trop de temps que cela Ă me justifier des accusations de "droite, gauche, facho...".
Car je sais quelles sont mes convictions et elles sont solides : universalistes, profondĂ©ment libĂ©rales, y compris pour les moeurs, de dĂ©fense des minoritĂ©s et de la diversitĂ©, de la libertĂ© de conscience, de la libertĂ© d'expression (et tu as pu constater que ce ne sont pas chez moi que des mots), de la libertĂ© de vivre sans entrave aucune son orientation amoureuse ou sexuelle quelle qu'elle soit... L'exact opposĂ© des mouvements dont tu me prĂȘtes un raccourci.
De plus en plus de gens, bien assis dans leur fauteuil, dĂ©blatĂšrent de savoir si la force Ă©crabouillante et le flicage de masse pour traquer les dĂ©linquants violents ce serait facho ou pas. Pendant que des types qui n'ont absolument que faire de la dĂ©mocratie agressent, assassinent, pillent et volent les plus prĂ©caires. Il faut l'avoir vĂ©cu soi-mĂȘme pour rĂ©aliser qu'on n'a plus aucune libertĂ© ni accĂšs Ă ce que procure la dĂ©mocratie (notamment de vous exprimer Ă ce sujet) quand vous ĂȘtes vous-mĂȘme menacĂ©e chaque jour par des dealers dans votre cage d'escalier, que ça fait 4 fois que votre bagnole est cramĂ©e, et qu'enfin vous ĂȘtes dĂ©figurĂ©e de coups de pieds au visage, une fois Ă terre, parce que vous avez simplement voulu dĂ©noncer vos racketteurs. On discute du sexe des anges, Le Pen en a un vĂ©ritable orgasme. Si un Etat monstrueusement rĂ©pressif n'est pas mis en place dans les semaines qui viennent pour mettre Ă l'ombre tous ces gens (et on verra plus tard ce qu'on en fait, lĂ n'est mĂȘme plus l'urgence), ce sont des gens comme Le Pen qui s'en chargeront. Le problĂšme est que le RN pas les mĂȘmes idĂ©es que toi et moi sur la laĂŻcitĂ©, la libertĂ© de moeurs et d'orientations sexuelles ou amoureuses, ou encore l'intĂ©gritĂ© judiciaire et l'intĂ©gritĂ© tout court.
Et il n'y a qu'en France que cette situation rĂ©curente de violences dĂ©chainĂ©es ne choque plus personne. Et ça me choque profondĂ©ment que ça ne choque plus personne. J'espĂšre que les gens vont se rĂ©veiller. Le monde entier et toutes les dĂ©mocraties nous regardent, sidĂ©rĂ©es. LĂ bas, mes propos seraient considĂ©rĂ©s sans aucune hĂ©sitation comme une dĂ©fense de la dĂ©mocratie. Dans des pays qui non seulement ne sont pas des dictatures, mais oĂč la dĂ©mocratie se porte mieux.
Nous resterons donc en dĂ©saccord, et je te remercie de m'avoir rĂ©pondu de façon sourcĂ©e et argumentĂ©e. Mais sois assurĂ© que nous poursuivons bien le mĂȘme objectif.