Le 16 avril 1859, Alexis de Tocqueville s’éteignait à Cannes, à la villa Montfleury. Le 27 juin prochain, nous inaugurerons en plein centre de Cannes une place à son nom, au cœur des Allées de la Liberté.
L’œuvre de Tocqueville demeure plus nécessaire que jamais. Penseur majeur de la Liberté, il reste l’un des analystes les plus lucides des vertus et des périls de la démocratie, lui qui redoutait la passion de l’égalité poussée jusqu’à l’oubli de la liberté, et le confort devenu l’instrument d’un « despotisme doux ».
Sa lecture est une nécessité civique.
Tocqueville ne cherchait pas à plaire, mais à comprendre pour prévenir les citoyens de la montée d’un État tentaculaire, centralisé et paternaliste, prêt à « se charger seul d’assurer leur bonheur » et à anéantir l’esprit de responsabilité individuelle en raison de la spirale égalitaire.
Son avertissement résonne dans nos démocraties fragilisées et attaquées, notamment en France, où l’indépendance d’esprit est menacée par le conformisme, par le wokisme, par le repli sur soi, et plus que jamais par l’Etat nounou, ce Big Mother chaque jour plus infantilisant.