Contrairement à une idée reçue, le problème du pouvoir d'achat ne se situe pas au SMIC mais au salaire median, c'est à dire le milieu de l'échelle des salaires.
En effet, le revenu disponible (le salaire net après impôt et cotisations) au SMIC est très proche de celui au salaire median, qui reflète la productivité et la quantité de travail des salariés.
Augmenter le SMIC n'aurait donc pour seul effet que de compresser encore davantage les salaires. Cela va en outre reduire le pouvoir d'achat du salarié median et de la classe moyenne en augmentant l'inflation. L'effet inflationniste sera d'autant plus important que le gel des allègements va doubler le coût de la hausse du SMIC pour les entreprises, et cela se répercutera nécessairement dans les prix.
Pour augmenter le pouvoir d'achat des salariés, un levier consiste à baisser les cotisations sut les salaires. Cela suppose bien sûr de baisser les dépenses (au premier rang les retraites) qu'elles financent ou bien de mettre à contribution les inactifs solvables. Dans les deux cas, cela passe par une mise à contribution des retraités.
Autre solution: travailler davantage, il faut alors réduire le coût des heures supplémentaires pour les entreprises. Et relancer sans attendre le report de l'âge de départ à la retraite.