L’ÉNIGME JURAJ SLAFKOVSKY
Je le dis d’entrée de jeu, comme je l’ai dit des centaines et des centaines de fois depuis son repêchage : je suis fasciné par la combinaison d’habiletés de Juraj Slafkovsky et je crois qu’il a tout ce qu’il faut dans son coffre pour être le joueur le plus important des Canadiens en séries.
Mais présentement, son jeu me préoccupe beaucoup.
Slafkovsky dispute sa cinquième saison dans la Ligue nationale de hockey. Ce n’est plus un joueur qu’on peut qualifier de vert.
Le fait qu’il débute constamment ses saisons au ralenti n’est plus une excuse, mais un fait. Et à partir du moment où tout le monde sait qu’il débute lentement, tu te dois, en tant que joueur, de tout mettre en œuvre pour éviter que ça devienne une tendance. Parce que ç’en est une, dorénavant.
Et ne me parlez pas du nombre de points que Slafkovsky compte jusqu’ici. Par pitié.
L’exemple d’hier contre les Jets est parfait. Il amasse deux passes sur l’avantage numérique, des passes plus que secondaires, mais se rend coupable d’innombrables erreurs de lecture défensive et de pertes de possession de rondelle qui court-circuitent son équipe. Comme lors du match de samedi, d’ailleurs.
Et le plus préoccupant dans tout ça, c’est que le grand et gros Slovaque qu’on qualifie d’attaquant de puissance depuis sa sélection en 2022 ne frappe littéralement plus.
Cette saison, il arrive quinzième chez le Canadien pour les coups d’épaule distribués. 15e!!!
Au cours des quatre derniers matchs, le numéro 20 n’a pas donné un seul coup d’épaule. Pas un seul. ZÉRO!
Comme vous le voyez sur la photo, même Lane Hutson a davantage frappé que Juraj Slafkovsky au cours des quatre derniers matchs.
Si, offensivement et avec la rondelle, les choses ne vont pas à ton goût, donne-toi au moins toutes les chances de t’en sortir en essayant d’utiliser tes autres atouts.
Le bon Dieu a donné à Slafkovsky un gabarit d’athlète destructeur et il ne s’en sert pas cette saison, que ce soit pour frapper ou même pour protéger sa rondelle.
Je ne m’attarderais pas autant à Slafkovsky s’il n’avait pas démontré autant de belles choses depuis son repêchage.
Le fait de le voir aussi dominant dans un match comme celui contre les Sharks de San Jose, par exemple, mais de le voir disparaître ensuite pendant six matchs consécutifs est déstabilisant, autant pour les partisans que pour le journaliste que je suis, qui observe Slafkovsky depuis déjà plusieurs saisons.
J’ai confiance en sa capacité à se relever et je le sais capable d’un rendement élite, mais son jeu actuel me préoccupe énormément.
Ma chronique d’hier à JiC était à ce sujet:
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