🔴 17 OCTOBRE : CE N'EST PAS UNE SURPRISE, C'EST UN ÉCHEC DE L'ÉTAT
Hier, la France a vu des mairies forcées à Marseille et à Lille, la résidence de la préfète de Gironde saccagée, l'office du tourisme de Lyon incendié et des centaines de commerces dégradés.
Bilan officiel ce matin :
▪️ 1 800 interpellations
▪️ Plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés
▪️ Des centaines de commerçants touchés
Pourtant, tout le monde savait :
▪️ Depuis plus de 3 semaines, les lycées sont bloqués et les heurts se multiplient. Un lycéen de 15 ans a perdu une main.
▪️ L'appel du 17 était public depuis des jours, avec environ 1 500 actions annoncées.
▪️ Jeudi, le Premier ministre disait lui-même craindre des troubles.
▪️ Samedi matin, ça brûlait déjà à Marseille avant le départ des cortèges.
Qu'a décidé M. Nuñez ?
Un peu plus de 10 000 policiers et gendarmes pour toute la France, soit le dispositif d'une journée syndicale ordinaire.
Comparez :
▪️ Retraites 2023, cortèges syndicaux encadrés : environ 12 000
▪️ Émeutes de l'été 2023 : 45 000 par nuit
▪️ Gilets jaunes, 8 décembre 2018 : 89 000
▪️ 17 octobre 2026, 550 000 manifestants selon le ministère : à peine plus de 10 000
Cela fait un agent pour environ 55 manifestants.
Avec ces effectifs, impossible de tenir les cortèges ET de protéger les mairies, les préfectures et les commerces.
Les responsabilités sont claires :
1️⃣ D'abord politique : un conflit laissé pourrir trois semaines, puis un dispositif sous-dimensionné face à un risque annoncé.
2️⃣ Ensuite pénale : les casseurs doivent répondre de chaque vitrine brisée et de chaque incendie.
Les victimes n'ont rien choisi : ce sont les policiers, gendarmes et pompiers envoyés en sous-nombre, et les commerçants qui ont tout perdu en une journée.
Le ministre dit aujourd'hui que « rien ne peut le justifier ».
Il a raison.
Mais rien ne justifie non plus d'envoyer ses agents au front sans les moyens.
Trois questions auxquelles M. Nuñez doit répondre :
❓ Qui a validé ce dimensionnement, et sur la base de quelles notes du renseignement ?
❓ Des renforts ont-ils été demandés après les premiers heurts du matin ?
❓ Qui indemnisera les commerçants ?
Ce n'est pas un échec du maintien de l'ordre, c'est un échec politique.